Biplaces 2026 - Parapente Passion 06

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Vol libre de la Roya à ailleurs

Site mis à jour le:
17.08.2026

Dernier ajout:
Vol du 10.08.2026

Biplaces 2026

MES VOLS TANDEM EN 2026
01.08.2026 - Vol biplace avec Anaïs

Anaïs, son deuxième vol biplace… et la bataille des thermiques
 
J’avais hésité. Pour faire voler Anaïs en biplace, deux possibilités s’offraient à moi : la fin de matinée ou la fin de journée. J’ai choisi la fin de matinée. Et, rétrospectivement, je peux dire que j’ai eu raison. Car la journée allait finir par tourner à l’orage. Mais à 10 h 45, au décollage de Cagnourine, rien ne laisse encore présager la suite. Lorsque j’arrive à 10 h 46, Anaïs est déjà là. Je regarde les manches à air. Puis la balise. Je scrute la montagne, les mouvements de l’air, les signes qui pourraient me dire si le moment est venu. La réponse est claire : pas encore. L’aérologie est encore trop molle. Le vent manque de consistance. La brise commence seulement à s’installer. Je préviens Anaïs :
 
— On va devoir attendre un peu.
 
En parapente, attendre fait partie du vol. Avant même de décoller, il faut apprendre à lire la montagne. Le vent, le soleil, les nuages, les manches à air… Tout donne des informations. Et aujourd’hui, les informations disent simplement : patience. Alors je profite de ce temps pour préparer la voile biplace. Je déplie soigneusement l’aile. Je vérifie le cône de suspentage, chaque ligne, chaque détail. Une suspente mal positionnée ou une clé dans le suspentage ne pardonne pas : la préparation au sol est donc une étape essentielle du vol. Anaïs, elle, découvre de nouveau tout cet univers. Sa sellette est une sellette réversible équipée d’un airbag cutal. De mon côté, je vole avec une Karver équipée du système Sak Air, une protection supplémentaire destinée notamment à protéger les jambes et le bassin en cas de posé sur les fesses. Tout cela peut paraître très technique. Mais derrière chaque équipement, il y a une idée simple : préparer le vol pour pouvoir ensuite profiter du vol. Et pendant que nous préparons notre envol, quelque chose change. La brise se renforce. Le soleil chauffe les pentes. La montagne commence à respirer. Cette fois, nous allons pouvoir essayer. Face au vide, j'équipe Anaïs. Je règle sa sellette, ajuste les sangles à sa morphologie, lui mets son casque. Puis je vérifie notre connexion. Les écarteurs nous relient désormais l’un à l’autre. Nous sommes attachés ensemble. La voile est devant moi, le vide devant elle. Je choisis un décollage en face voile pour moi, tandis qu’Anaïs sera orientée face au village. Je prends position. Un dernier regard sur l'environnement. La voile est prête. Je tire sur les élévateurs avant, l’aile monte. Elle prend progressivement son volume au-dessus de nous. Je contrôle sa montée, j’amortis son énergie pour éviter qu’elle nous dépasse. Le mouvement doit être précis : ni trop brusque, ni trop lent. La tempo est bonne. Je contrôle. Tout est en place. Alors je lance l'ordre de courir pour donner à l'aile  l’énergie nécessaire. Nous courons. Quelques pas et encore quelques pas car la brise freine notre avancée vers le vide, il faut forcer ce passage. Et puis… le sol disparaît. Nous sommes en l’air. Le décollage est parfait... nous volons. Je peux enfin relâcher un peu la tension et me concentrer sur l'essentiel : notre vol. J’aide Anaïs à bien s’installer au fond de sa sellette. Elle découvre alors cette sensation étrange et merveilleuse : être suspendue dans le vide, sans moteur, sans bruit mécanique, simplement portée par une aile. Elle dira même, on vole comme les oiseaux. Mais très vite, je comprends que notre aventure ne va pas être aussi simple que prévu. La montagne ne veut pas nous donner de hauteur Je cherche la dynamique de la brise. La dynamique, c’est cette masse d’air qui remonte la pente lorsqu’elle rencontre le relief. Elle peut permettre au parapente de rester en l’air et de gagner de la hauteur. Mais aujourd’hui, elle est trop faible. Nous avançons, nous cherchons. Et pourtant, nous ne montons pas. Pire : nous sommes parfois plus bas que le niveau du décollage. Je garde mon calme, il le faut bien, mais aussi parce que je suis confiant que ... les conditions devraient s'améliorer. Je connais la montagne, je connais ma vallée et je connais mon terrain de jeu, mon site d'envol local où j'y fais souvent des décollage et atterrissages à répétition, mes séances de gonflage, ou du travail au sol. Je sais aussi que les conditions peuvent changer en quelques minutes. Je l’explique à Anaïs :
 
— Pour l’instant, on profite de la brise, mais elle ne suffit pas. Il faut que le soleil chauffe davantage les sols. Quand l’air chaud commencera à monter, on pourra peut-être accrocher un thermique. Un thermique, c’est une masse d’air réchauffée par le sol qui s’élève. Pour un parapentiste, c’est un ascenseur naturel. Mais aujourd’hui, les ascenseurs sont encore en panne. Je dois donc patienter. Et surveiller. Car j’ai une autre contrainte. Après ce vol avec Anaïs, j’ai rendez-vous avec mes amis du club pour un vol solo et un grand tour de « bocal ». Il faut donc que je fasse les choses dans le bon ordre. Et surtout dans les bonnes conditions. Avec Anaïs, une seule priorité compte : la sécurité. Je dois pouvoir la ramener au décollage et nous poser proprement. Mais pour poser au décollage, il me faut de la hauteur. Pas énormément. Quelques dizaines de mètres peuvent suffire. Mais ces quelques dizaines de mètres, aujourd’hui, vont être difficiles à gagner. Je me bats. Je cherche les ascendances. Je surveille chaque mouvement de la voile, chaque variation de cette masse d’air qui joue avec moi sans le savoir. Elle aussi est en train de s’organiser, de se mettre en mouvement, de chercher son chemin vers le ciel. Je tente de me glisser dans les thermiques qui commencent à apparaître. Mais ils sont trop courts. J’entre dedans… Et ils disparaissent. Je tourne. Je sors. Je recommence. Un autre semble se former. Je me positionne. Quelques mètres de gagnés… puis plus rien. Je redescends. Encore. Le sol se rapproche. Les buissons, les restanques, les cimes des pins défilent sous nous. Par moments, je les frôle presque. Je cherche toujours. Il y a des passages où nous sommes quasiment en rase-mottes. Des tentatives, des virages, des corrections. Des espoirs qui montent… puis retombent aussi vite. Et pendant tout ce temps, Anaïs est là, devant moi. Elle ne voit peut-être pas tout ce qui se joue dans les commandes, mais elle comprend que je cherche quelque chose. Je lui explique ce combat avec la masse d’air. Car c’est aussi cela, le parapente : contrairement à un avion, nous n’avons pas de moteur pour simplement remonter. Nous dépendons de l’air. Il faut apprendre à le lire, à le sentir, presque à le deviner pour pouvoir l’anticiper. Alors j’attends. Je cherche. Je tourne à droite. Puis à gauche. Lorsque je resserre un virage, l’aile plonge légèrement, accélère, et je ressens immédiatement cette prise de vitesse dans les commandes. Je recommence. Encore. Toujours à la recherche de cette petite sensation qui me dira : ça monte.
 
— Ça va, Anaïs ?
 
— Oui, ça va…
 
Mais sa réponse me fait comprendre autre chose. Je sens qu’elle commence à ressentir les effets des virages. Son « ça va » veut aussi dire : je commence à avoir des sensations un peu désagréables dans le ventre. Je comprends alors qu’il faut écourter le vol. La priorité est claire : je dois maintenant trouver suffisamment de hauteur pour rentrer et poser dans les meilleures conditions possibles. Et finalement… Ça monte. Le thermique providentiel ? Je sens quelque chose. Une petite accélération. Une sensation dans la voile. Un changement dans la perception de la masse d'air qui rend mon aile et les commandes plus tendues. Je tourne pour choper l'ascendance afin d'y rester aussi longtemps qu'elle existe. Ça monte. Pas beaucoup. Mais cette fois, ça tient. Je reste dedans. Je tourne encore. Le thermique est faible, irrégulier, presque essoufflé. Mais je le tiens. Je gagne quelques mètres. Puis encore quelques mètres. Le thermique semble vouloir disparaître. Je m'accroche. Encore un tour. Puis un autre. Et progressivement, l'altitude arrive. Pas de quoi partir traverser la vallée loin de là, pas de quoi partir en arrière du décollage non plus. Pas de quoi faire un vol que j'aurai souhaité lui faire découvrir au moins jusqu'à la Pyramide. Mais ce n'est pas ce que je cherche. Je cherche la hauteur suffisante pour rentrer. Et enfin… Je l'ai. Je regarde le terrain. Cette fois, je peux me présenter avec une marge. Petite, mais suffisante. Je souffle. Et je transmets immédiatement ma satisfaction à Anaïs :
 
— Ça y est ! Cette fois, on va pouvoir poser.
 
Quel soulagement ! La bataille n'était pas spectaculaire vue du sol. Pourtant, là-haut, chaque mètre comptait. Maintenant, il faut réussir le retour Avoir gagné de l'altitude n'est pas encore avoir gagné le vol. Il faut maintenant transformer cette hauteur en une trajectoire propre vers le terrain. Je prépare mon approche. Je sais où je veux passer. Je garde cette précieuse marge. Et je prépare Anaïs pour la dernière étape.
 
— Anaïs, quand je te le dirai, tu vas sortir de la sellette et te mettre debout. Il faudra accompagner l'aile au sol comme si on voulait redécoller. L'objectif est simple : ne pas se laisser entraîner par la voile lorsqu'elle va toucher le sol. Nous devons rester debout, accompagner l'aile et la déposer tranquillement. Nous approchons du terrain. Je surveille la hauteur. La trajectoire. Le vent. La voile. Anaïs. Tout doit être coordonné. Encore quelques instants. Puis vient le moment.
 
— Maintenant !
 
Anaïs sort de sa sellette pour la finale et se met debout. Une fois le sol touché elle reste debout en accompagnant  parfaitement le mouvement de, l'ensemble. Maintenant on se tourne vers l'aile pour l'accompagner dans sa descente. L'aile se décharge, se dégonfle et se pose sur le sol. Nous restons debout. Posé réussi. Le sourire après l'aventure Cette fois, c'est terminé. Je décroche Anaïs des écarteurs. Elle est satisfaite. Moi aussi. Je la félicite : elle a parfaitement joué son rôle jusqu'au bout. Et c'est peut-être cela que j'aime le plus dans le biplace. Le parapente est souvent présenté comme un sport individuel. Pourtant, lorsqu'on emmène quelqu'un avec soi, il devient une véritable aventure à deux. Le pilote doit gérer la voile, le vent, les ascendances, la trajectoire, l'altitude et l'approche. Mais il doit aussi transmettre. Expliquer. Rassurer. Partager. Et le passager, lui, découvre un monde qu'il ne connaissait peut-être qu'à travers quelques images : le décollage, le silence, la montagne vue d'en haut, les mouvements de l'air, les thermiques invisibles qui nous portent. Pour Anaïs, ce premier vol à Tende n'aura finalement pas été un simple aller-retour tranquille. Elle aura découvert le parapente dans ce qu'il a de plus authentique : un sport où l'on ne commande pas la nature, on compose avec elle. Il faut savoir attendre. Observer. S'adapter. Saisir sa chance lorsqu'elle arrive. Et parfois se battre pour quelques dizaines de mètres d'altitude.
 
Ce jour-là, ces quelques dizaines de mètres nous ont permis de rentrer. Et lorsque nous avons posé l'aile ensemble, debout, tranquillement, j'ai su que la mission était accomplie. Anaïs avait volé et bien posé. Moi aussi. Mais surtout, nous avions partagé quelque chose. Un petit morceau de ciel.



01.07.2026 - Biplaces Meïly et Tommy

C'est le grand jour. Aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec Noël pour faire découvrir le parapente à toute sa petite famille : son épouse Anna et leurs trois enfants. Parmi eux se trouve Meily, cinq ans. C'est une première pour moi. Je n'ai encore jamais emmené un enfant aussi jeune en biplace. Jusqu'à présent, mon plus jeune passager avait six ans. Ce vol sera donc un nouveau défi. Avec un poids aussi léger, les conditions devront être particulièrement douces. Lorsque j'arrive au décollage, Noël et les trois enfants sont déjà là. Ils m'attendent avec une impatience mêlée de curiosité. Anna, elle, est encore dans la montée par le sentier ; elle profite de l'occasion pour faire un peu de sport avant de venir nous rejoindre. J'observe aussitôt la manche à air. Une légère brise est déjà présente, mais elle reste insuffisante pour espérer décoller et revenir se reposer au décollage. Tout va dépendre de l'évolution de la masse d'air. Va-t-elle s'installer progressivement, comme je l'espère ? Ou bien se renforcer rapidement, comme cela arrive parfois ? Impossible de le savoir. Il faudra composer avec ce que la montagne décidera de nous offrir. Je préfère malgré tout préparer mon aile sans tarder afin d'être prêt à saisir la première bonne fenêtre.
Je commence par équiper Meily. Une fois installée dans sa sellette, il ne reste plus qu'à attendre le bon moment. Noël vient se placer devant nous pour m'aider au décollage. Sa présence me rassure ; avec une passagère aussi légère, chaque détail compte. Je tente une première montée de voile en face voile. Très vite, je comprends que ce n'est pas la bonne méthode. Lorsque l'aile arrive au-dessus de ma tête, elle me soulève immédiatement. Avec un si faible poids sous la voile, je perds le contrôle de la mise en charge. Je repose aussitôt. Deuxième tentative. Cette fois, je choisis un décollage dos voile. La différence est immédiate. La faible brise nous permet d'accompagner tranquillement la montée de l'aile. Quelques pas suffisent. Nous quittons le sol. Ça y est… Je vole avec Meily. À cet instant précis, elle devient la plus jeune passagère que j'aie jamais emmenée. Et pour elle, c'est bien plus qu'un simple vol. C'est son baptême de l'air. Je ressens une immense fierté de pouvoir lui offrir ce premier voyage dans le ciel. Sous la voile, je ne sens presque pas son poids. La masse d'air est d'une douceur exceptionnelle. Mais très vite, une autre préoccupation apparaît. Les ascendances ne sont pas encore véritablement installées. Je sens que je perds progressivement de l'altitude. Mince… Je n'ai vraiment pas envie d'aller poser à Larmacreuse alors que toute sa famille nous attend au décollage. Je regarde Meily. Tout va bien. Je lui demande si elle aime voler. Sa réponse est immédiate. Oui avec la timidité d'une enfant. Elle est parfaitement détendue. Aucune inquiétude ne se lit sur son visage. Elle profite simplement de l'instant, portée par cette drôle de machine qui flotte dans le ciel. Pendant qu'elle découvre le plaisir du vol, mon esprit, lui, travaille. Il me faut absolument trouver une ascendance suffisamment généreuse pour nous remonter au-dessus du décollage. Je refuse de me résigner à poser en bas. Alors je cherche. J'exploite le moindre frémissement. Le moindre "pet de mouche", comme disent les parapentistes. Mais c'est extrêmement difficile. Chaque mètre gagné est aussitôt reperdu. Mon handicap est évident. Avec un poids aussi faible, je vole largement en dessous du PTV minimal de la voile. Je ne peux pas freiner autant que je le souhaiterais pour serrer mes virages. Le risque de provoquer un décrochage serait bien réel. Il me faut donc attendre un thermique suffisamment puissant pour durcir la voile et rendre le pilotage plus efficace. À chaque virage, je dois engager fortement mon corps afin d'aider l'aile à tourner sans excès de frein. Les minutes passent. Je reste obstinément dans la seule zone qui semble vouloir donner quelque chose. Puis… Enfin… Je sens une véritable ascendance. Cette fois, je ne la lâche plus. Je l'accompagne jusqu'à son essoufflement. Bingo ! Le variomètre chante enfin avec conviction. Nous remontons. Encore. Encore. Puis je regarde l'altimètre. Nous sommes désormais plus hauts que le décollage. Quel soulagement ! Je respire enfin. Je sais maintenant que je pourrai ramener Meily auprès de ses parents en venant me reposer sur la première planche. Mission accomplie. Le sourire de la petite à l'atterrissage vaut largement tous les plafonds du monde. À peine le temps de souffler… Déjà son grand frère Tommy s'avance. À son tour de découvrir le bonheur du vol libre.



21.06.2026 - Biplace Soana

A développer




13.06.2026 - Journée Rêve d'Icare pour Tous à Tende

La journée biplace du club est toujours un évènement de grande mobilisation au sein du club Roya Parapente dont je suis le président depuis 4 saisons. Cette journée nécessite la mobilisation des pilotes biplaceurs et des membres du club pour assister au sol, et les pilotes et les passagers pour un maximum de sécurité. Sur les 20 vols biplaces qui étaient à faire, ce sont 7 vols que j'ai pu prendre en charge et le premier envol de la journée je l'ai fait avec une enfant de 7 ans. Nous avons avec ma passagère fait l'ouverture des envols.....                  à développer
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